
Du Vangr Gata
Lunatale de Matwild
Arc 1: Héritage
Chapitre 1 : Kall
Une douce brise printanière souffla sur les hautes branches des arbres de la forêt Eboot. Le soleil matinal de ce mois de Mai 202X éclairait les feuilles émeraudes des hauts arbres, jusqu’à la fine herbe tapissant le bois. Les oiseaux chantonnaient joyeusement, voletant à travers les branches, comme s’ils jouaient à cache-cache pour ne pas se faire repérer aux yeux des observateurs…agressif ou non.
Un moineau plus téméraire se posa sur le sol sec entre les trèfles à la recherche d’un insecte à picorer. Tout en sautillant à la recherche d’une proie, il chantonnait doucement. Une petite nature bien insouciante.
Soudain la vue d’une petite silhouette agile passant rapidement dans les hautes herbes non loin, fit fuir le petit volatile dans un piaillement effrayé. La petite silhouette se déplaçait silencieusement dans la végétation, le dos courbé, essayant d’être le plus discret. Il fini par se mettre à couvert derrière un chêne au tronc assez large pour le cacher. Un mince rayon de lumière l’éclairait derrière sa cachette.
Il s’agissait d’un petit garçon d’environ un mètre vingt plutôt fin. Il avait la peau et les cheveux blanc comme la neige…à l’exception de ses petites oreilles de loup brun et sa petite queue brune et blanche. Il avait sur son visage rond et enfantin un petit nez en trompette et de grands yeux de loup, l’un vert et l’un bleu ciel. Ses cheveux en bataille encadraient son visage et des mèches retombaient un peu sur ses yeux. Le garçon portait un gilet turquoise à manche courte avec une raie verte au niveau de ses poches, il avait une capuche beige avec un bouton au niveau du col. En dessous, il portait un simple T-shirt noir, ainsi qu’un short marron et des baskets grise et bleu.
L’enfant-loup respira un grand coup et passa la tête sur le côté pour observer la clairière se trouvant derrière le chêne et d’autre gros buisson. Un sourire malicieux se dessina sur son visage quand il repéra sa « cible » assise tranquillement en tailleur au milieu de ladite clairière au milieu des hautes herbes et des fleurs sauvages.
Il traversa rapidement le petit sentier à côté de l’arbre, se mettant derrière le buisson le plus proche et s’aplatit au sol entre les hautes herbes. En quittant son abri, il se mit à ramper doucement, patiemment, en prenant bien soin de ne pas faire de bruit pouvant alerter sa cible. Même si elle était dos au petit chasseur, il savait qu’elle avait une ouï très développé.
Ses oreilles rabattues sur son crâne, il continua de progresser en se plaquant bien au sol. Il avait fait presque la moitié du chemin et sa proie n’avait rien senti à son grand étonnement. Dix mètres restants… huit mètres restants… cinq mètres…
Le petit chasseur retenait sa respiration. Il y était presque ! Il pouvait distinguer clairement sa cible immobile toujours assise en tailleur dos à lui.
Moins de deux mètres…
Il s’arrêta, les hautes herbes le cachaient bien grâce à sa petite taille. Il se retint de rire en songeant d’avance à son coup. Il pouvait l’entendre respirer.
Il prit appuie sur ses pieds, redressant sa petite queue de loup, mis en place ses mains bien à plat au sol et…
Il bondit sur elle, main en avant en poussant un cri sauvage. Il allait presque l’atteindre au cou…mais à sa grande surprise ses mains battirent que de l’air. Sa proie c’était écarté avec souplesse. Le petit chasseur grimaça et tomba au sol, la tête la première.
« Aaaaieuh ! – gémit-il le nez dans l’herbe.
Un rire moqueur s’éleva derrière lui :
« Hahahah ! Bien essayé Kall !
Kall se retourna, se mettant sur les genoux pour faire face à la louve assise par terre ayant la même couleur de pelage que ses oreilles et sa queue. Elle portait un bermuda bleu, une chemisette blanche et une écharpe orange. C’était Luna.
L’enfant loup prit un air renfrogné et protesta :
« Mais euh ! J’ai été super discret cette fois ma’ ! C’est pos juste ! Comment tu fais ?!
Luna le regarda malicieusement, les bras croisés avant d’ajouté :
« Il en faudra plus mon petit loulou pour tromper ta mère. (elle jeta un œil aux alentours) Il suffit d’être attentif à ce qu’il t’entoure et rien ne te surprendra.
« Ah ouais ? Pas même ça ? Yaaaa ! – rugit Kall en se jetant une nouvelle fois sur sa mère.
Le petit albinos avait sauté de toute ses forces contre son ventre pour la renverser. Luna se laissa tomber en arrière et renversa Kall sur le côté d’une main. Il tenta de s’échapper de la main qui le tenait par la capuche. Il lança sur un ton provocateur :
« Nan ! Rien ne peut m’arrêter !
« Oh-oh ! Alors c’est comme ça ? – ria Luna
Sans aucun effort, l’hybride prit le bambin dans ses bras et le ramena contre elle avant de commencer à le chatouiller.
« Attaque de chatouille !
« Nooon ! Arrête Ma’ ! Arrêt-aahahahahah ! – protesta Kall entre ses rires et ses tentatives pour se libérer.
Il arrêta de lutter quand il fut épuisé par ses fou rire incontrôlable. Il finit par annoncer, blotti contre sa mère :
« D’accord Ma’, tu as encore gagné.
« Tu y arriveras un jour…tu es encore jeune. (elle l’embrassa sur le front) Bonjour mon loulou.
« Bonjour maman. - répondit-il à son tour en lui faisant un petit bisou sur la joue.
Luna libéra son fils qui s’assit en tailleur face à elle avec son sourire espiègle qu’elle c’était accoutumé. Ce petit bonhomme haut comme trois pomme devait bien avoir sept ans aujourd’hui. Il était ce que Luna et Joris avaient de plus précieux au monde. Elle s’étira longuement avant de s’adresser à son fils :
« Tu sais qu’il est un peu tôt Kall ? Il n’est que 8h30, tu devrais en profiter tant que tu es en vacances.
« Mais je voulais te dire bonjour ! Pis j’ai plus sommeil ! (il sauta sur ses pieds) Et pis toi et Popa vous vous levez toujours tôt ! Je veux être aussi fort que vous !
Luna sourit devant l’enthousiasme du petit garçon-loup et se leva à son tour. Elle déclara en lui ébouriffant les cheveux entre ses oreilles :
« C’est parce que ton père et moi devons aller travailler. Et tu sais… « Être fort » ce n’est pas si simple.
« Pourquoi ? – demanda le curieux
« Cela demande du temps et « être fort » ce n’est pas toujours être bon en magie…c’est aussi (elle tapota sa poitrine au niveau du cœur) écouter son cœur.
Kall fronça ses sourcils, une oreille dressée, l’autre basse signe de confusion. Il regarda là où sa mère avait posé sa main.
« Ecouter son cœur ?... Tu veux dire mon âme ?
« Eeeuh… - fit Luna, perplexe, elle commença à lever un doigt pour protester
« (il fit apparaitre son petit cœur bleu-vert aux contour blanc) Parce qu’il ne m’a jamais rien dit en fait.
La louve se gratta la tête tout en regardant son fils toujours confus. Comment expliquer une chose pareille à un enfant de sept ans ?
Elle soupira tout en lui souriant :
« Euh oui …mais non…je ne parlais pas de ton âme.
« Mais alors quoi ?
« (soupir) Tu…tu comprendras avec le temps. (elle s’apprêta à partir) Aller vient, on rentre. Tu va prendre ton petit déjeuner avant que je ne parte au travail.
L’enfant-loup suivit docilement sa mère vers le sentier sortant de la clairière. Ils suivirent le chemin entre les arbres pendant quelques minutes avant de regagner le fond d’un petit jardin. Dans ce petit jardin se trouvait une balançoire placé à la droite de l’entrée du sentier. A sa gauche se trouvait un petit cabanon (où ils rangeaient jouets, outils de jardinage etc…). C’était juste un petit espace avec juste du gazon clôturé par des haies et un énorme bouleau sur la droite de la maison. La maison en question avait un étage, le toit était de tuile noire et les murs de planches de bois. De là où arrivait le jeune garçon et sa mère, était visible au premier étage une baie vitrée et en dessous, sous un porche il y’avait une terrasse de pierre grise avec une table ronde noire avec quatre chaises autour. Une porte-fenêtre grande ouverte donnant sur la cuisine s’y trouvait.
Luna et Kall entrèrent par cette porte dans leur maison et arrivèrent donc directement dans la cuisine. Kall s’assit sur une des chaises autour de la table en bois au milieu de la cuisine et commença à se servir en tartine pendant que Luna préparait son bol de chocolat. Quand elle l’eut servi, il s’adressa à elle, la bouche pleine :
« Ma’, il est où popa ?
« Il travail ce matin. Il aide Grillby à faire sa spécialité, mais comme on est mercredi il sera là cet après-midi, t’en fais pas.
« Oooh d’accord.
Après avoir finit de manger, Kall suivit sa mère alors qu’elle s’apprêtait à partir. Appuyé contre la rambarde de l’escalier menant à l’étage, il la questionna alors qu’elle vérifiait quelques détails :
« Je pourrais aller jouer avec les autres tout à l’heure s’il te plait ?
Luna le regarda avec amusement : depuis le début des vacances les mêmes questions se répétaient. Et très souvent c’était pour pouvoir sortir. Elle ne pouvait lui reprocher son côté aventureux et curieux. Il tenait cela de son père après tout et il n’aimait pas être enfermé.
La semi-louve fini par hocher de la tête :
« Mais oui tu pourras y aller.
« Ouiii !
« Mais ! Bien sur tu fermeras bien la porte à clé avant de partir et tu va TOUT DE SUITE chez Sans et Papyrus ! (elle se pencha vers lui) Pas de détour ! Compris jeune homme ?
« Bien sur Ma’ ! Promis ! – acquiesça-t-il avec un grand sourire.
« Bien. (elle enfila son gilet marron/vert et prit son sac) A se soir mon loulou. – dit-elle en lui faisant un bisou sur le front.
« Ce soir’ Ma’ ! – renchérit-il en lui faisant signe quand elle s’éloigna.
Kall la regarda entrer dans sa petite voiture blanche et verte qui parti en vrombissant doucement sur la route longeant les quelques maisons se trouvant à l’orée de la forêt. La petite ruelle se trouvait au fond des quartiers résidentiels entre la forêt et un petit verger de pommier. Un endroit calme et isolé de la ville bruyante. Kall finit par se détourner et à fermer la porte en tirant avec ses petit bras. Il retourna dans la cuisine à droite de l’entrée pour aller déchiffrer l’heure sur le micro-onde.
« Il est… (Kall plissa ses yeux vert/bleu) huit heures…quarante-sept ! Euh…maman dit que je peux y aller quand il est neuf heures.
Après quelques instants à effectuer un calcul mental en comptant sur ses doigts, Kall décida de monter à l’étage pour aller se brosses les dents dans la salle de bains. A l’étage, il passa en courant devant le petit salon avec la baie vitré sur la droite et sur la gauche la porte menant à la chambre de ses parents et celle menant à sa chambre. Il entra finalement dans la salle de bain au fond. Il dû utiliser un tabouret pour arriver à la hauteur du lavabo. Quand sa toilette fut fait, il tenta de redéchiffrer une nouvelle fois l’horloge se trouvant dans le salon. Et à sa grande réjouissance, il était 9h00. Ou du moins s’il ne c’était pas tromper en le lisant.
Il dévala les escaliers, sauta dans ses baskets et passa la porte d’entrée (qu’il ferma bien à clé, il ne voulait surtout pas contrarier maman). Il passa le portail de bois clôturant l’entrée de la maison et contempla le monde qui s’offrait à lui.
Une nouvelle journée commençait.